MINSTRELS  of  hope  

MINSTRELS of hope...  de la rue Ă  la scĂšne

 

 

 

Depuis 2006, les chanteuses en plus de leurs spectacles, assurent la coordination, l'enseignement et la gestion des activitĂ©s de la fondation MINSTRELS of hope Ă  Manille.

Ce groupe vocal a ceci de particulier qu'il est impliquĂ© dans un travail de dĂ©veloppement communautaire au profit des plus dĂ©munis de la sociĂ©tĂ© philippine. Tout en Ă©tant les ambassadrices de la fondation Ă  travers le monde, les chanteuses y travaillent socialement et gĂ©nĂšrent pour elles-mĂȘmes et la fondation l'aide financiĂšre si prĂ©cieuse. 



La mission de l'organisme est de venir en aide aux enfants de la rue et des bidonvilles par l'éducation, la transmission des savoirs et les arts, et plus particuliÚrement le chant. Quand on passe dans la rue, on entend chanter cette maison quasiment tout le temps, puisque plusieurs groupes de chorales d'enfants, d'adolescents et les MINSTRELS of hope y répÚtent.

 

  

 

''Bahay Musika'' la maison de la musique, la fondation Ă  Manille dans le quartier Paco

 

 

 

Ayant elles-mĂȘmes bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’aide de diffĂ©rents organismes dans leurs vies, ces jeunes femmes talentueuses et gĂ©nĂ©reuses ont senti le besoin de redonner un peu de ce qu’elles avaient reçu au fil des annĂ©es, aux plus mal pris de leur entourage, en crĂ©ant leur propre fondation.



La fondation accueille environ 200 enfants par semaine Ă  Bahai Musika (en tagalog la maison de la musique), un lieu modeste et joyeux qui fourmille d’activitĂ©s, Ă©tabli au milieu des bidonvilles du quartier de Paco. Les diffĂ©rents programmes mis sur pied offrent aux jeunes la chance de dĂ©velopper leurs talents grĂące Ă  une Ă©ducation alternative et Ă  l’accĂšs Ă  diffĂ©rentes formes d’expression artistique.

 

 

 

Chaque semaine, dans une atmosphĂšre conviviale, les chanteuses qui deviennent alors pĂ©dagogues, rassemblent des enfants pour explorer avec eux des disciplines aussi variĂ©es que : l’alphabĂ©tisation, la danse, le thĂ©Ăątre, la crĂ©ation artistique, le chant et les arts plastiques.


La fondation permet donc Ă  ces jeunes de la rue d’avoir accĂšs Ă  diffĂ©rentes formes d’éducation et d’art. Elle procure l’encadrement nĂ©cessaire pour permettre Ă  plusieurs enfants par annĂ©e du niveau primaire, collĂ©gial et universitaire, de rĂ©aliser des Ă©tudes dans le domaine de leurs aptitudes. 

Que ce soit comme chanteuses ou Ă©ducatrices, les MINSTRELS of hope vĂ©hiculent un message d’espoir et se font les tĂ©moins vivants de la solidaritĂ© et de l’amour qu’elles manifestent pour les dĂ©munis de leur sociĂ©tĂ©.  C’est ainsi que pas Ă  pas, elles sont passĂ©es de la rue Ă  la scĂšne, Ă  force de travail ardu et de dĂ©termination.

Les filles de Manille en sont arrivĂ©es Ă  rĂ©aliser leur rĂȘve de chanter pour un monde meilleur. Par leur engagement, elles espĂšrent faire une diffĂ©rence et redonner espoir Ă  ceux et celles qui l’ont perdu.

 

 

LE FONDATEUR

 

 

 

Alain Pronovost, quĂ©bĂ©cois, Ɠuvre dans les pays en dĂ©veloppement comme coopĂ©rant volontaire

depuis presque 40 ans.

Son parcours l’a amenĂ© Ă  partager son quotidien avec les plus dĂ©munis en Inde, au Sri Lanka, en ThaĂŻlande

puis aux Philippines oĂč il a mis sur pied, au cours de 30 derniĂšres annĂ©es, deux fondations qui viennent en aide aux jeunes de la rue et de bidonvilles de Manille.

 

 

 

 

La premiĂšre fondation Kaibigan (ami en tagalog), qui fĂȘtera ses 30 ans en 2016, est maintenant indĂ©pendante et nombre des enfants aidĂ©s devenus adultes, travaillent dans le milieu social ou artistique et partagent Ă  leur tour les valeurs reçues. Alain Pronovost, passionnĂ© par le chant et la musique, est convaincu que ces modes d’expression constituent des outils privilĂ©giĂ©s dans le processus de dĂ©veloppement et de rĂ©habilitation des jeunes en difficultĂ©.

 

La deuxiĂšme fondation The Minstrels of hope a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 2006. Plusieurs jeunes femmes qui Ă©taient Ă  Kaibigan l’ont suivi et ont fondĂ© le chƓur MINSTRELS of hope tout en soutenant un programme d’aide et d’éducation pour les enfants de la rue de Manille.

MANILLE

Cette capitale asiatique et son agglomération comptent

11 millions d’habitants.

 

C’est une des villes les plus densĂ©ment peuplĂ©es au monde (20 000 habitants/km2). La population est jeune (Ăąge moyen 22 ans).

 

Plus de la moitiĂ© de la population de Manille habite les bidonvilles, la pauvretĂ© est grande, la dĂ©brouillardise immense face Ă  un gouvernement qui semble ignorer la misĂšre, la pollution de l’air, la pollution auditive, le chaos de la circulation et la surpopulation.

 

Les enfants apprennent trĂšs tĂŽt Ă  se dĂ©brouiller seuls ou Ă  aider leurs parents dans des jobs de survie et ne frĂ©quentent pas tous l’école.


 

dans le quartier Paco, 3 mn Ă  pied de la fondation

L’accĂšs aux soins de santĂ© est nul pour les dĂ©munis. Le systĂšme d’eau et de canalisations est plus que prĂ©caire et dangereux, voire inexistant. L’attitude des habitants de Manille est un mĂ©lange fait de rĂ©signation, de foi (95% catholiques) et d’entraide humaine. Avant que tĂŽt ou tard une crise sociale n’éclate


 

La plupart des sans-abri qui vivent dans les rues de Manille sont des enfants et des adolescents. Ils sont dans un Ă©tat d’atroce pauvretĂ© en mauvaise santĂ© et esclaves de la drogue. Pour survivre, ils lavent des autos, vendent des cigarettes, des fleurs ou des journaux, quand ils ne se vendent pas eux-mĂȘmes. Ils fouillent les ordures, mendient et volent Ă  la tire. La nĂ©gligence de leurs parents et l’indiffĂ©rence sociale forcent des milliers d’enfants Ă  abandonner l’école et Ă  s’en remettre Ă  la rue pour survivre.